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Ségur de la Santé. Contribution de l’ONSSF
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Ces travaux débutent après plus d’une année de grèves au sein de l’hôpital public. Le malaise des hôpitaux était donc connu bien avant la crise Covid, mais il aura fallu une catastrophe sanitaire pour que le travail et l’engagement des soignants soit reconnu.

Le malaise de notre profession est connu depuis des années, et avait engendré une grève qui a duré plus d’un an en 2013 et 2014 aboutissant sur un statut de sage-femme des hôpitaux totalement inadapté.

Au fil des années et des besoins de la population, les compétences des sages-femmes ont été élargies, et depuis plus de 10 ans maintenant, la place des sages-femmes dans le domaine de la santé génésique s’accroît peu à peu, entre autres pour pallier les défauts d’offre de soins tels que l’orthogénie. Néanmoins, elles sont peu connues, souvent oubliées par les institutions. Ce qui vient encore de se confirmer avec le récent « Rapport Claris » qui ne cite jamais les sages-femmes.

Est-ce parce que  nous sommes les seuls professionnels soignants qui nous occupons majoritairement de patients bien portants ou parce que nous sommes  une profession très majoritairement féminine (98% de femmes) au service des femmes?

Pourtant  les sages-femmes sont bien réparties sur le territoire,  prennent en charge plus de 2000 naissances par jour à l’hôpital et en ville – même pendant la crise-, avec ou sans les médecins, sans compter les actes de gynécologie et d’orthogénie.

La contribution qui suit reprend ces antériorités ajoutées aux difficultés révélées par la crise CoVid-19, illustrées par des témoignages de nos représentants en région.

Nos propositions

Pilier 1

  • Révision du statut des sages-femmes à l’hôpital
  • Révision des effectifs de soignants en maternité
  • Reconnaissance de la participation des étudiants en maïeutique à la gestion de la crise sanitaire
  • Formalisation d’un statut de maître de stage en maïeutique
  • Statut hospitalo-universitaire pour les sages-femmes enseignantes

Pilier 2

  • Coordination du parcours de grossesse par une sage-femme, référente du suivi
  • Reconnaissance de l’activité des urgences gynéco-obstétricales comme de véritables urgences (et les primes correspondant pour les personnels qui y travaillent)
  • Moratoire des fermetures de maternités
  • Répondre à la demande de démédicalisation et de personnalisation de l’accompagnement : accès aux plateaux techniques, maisons de naissance, accouchements extrahospitaliers dans de bonnes conditions de sécurité matérielle et assurantielle.
  • Renforcer l’action des sages-femmes en matière d’éducation à la santé, de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes.

Pilier 3

  • Renforcer la cohésion des équipes par l’élaboration de projets de façon collaborative
  • Proroger l’exercice de la télémédecine par les sages-femmes en l’inscrivant dans leur nomenclature
  • Simplifier les processus et la charge administrative des soignants pour augmenter le temps passé auprès des patients

Pilier 4

  • Renforcer la participation des sages-femmes aux SSP et CPTS
  • Communiquer sur les compétences des sages-femmes auprès des médecins
  • Donner plus de moyens aux URPS sages-femmes : financiers en augmentant la CURPS, décisionnels en leur permettant de représenter la périnatalité comme titulaire dans les instances régionales (CRSA, CPTS…)
  • Organiser la coordination hôpital-ville, le contact anténatal ainsi que la permanence des soins
  • Mettre en place un dossier unique obstétrical