Communiqué de presse
Appel à pratiquer tous les actes possibles en telemedecine
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L’ONSSF dénonce une situation catastrophique pour les futurs parents, face à l’épidémie COVID-19.

Non seulement la dotation des masques est ridiculement insuffisante pour prendre en charge, dans des conditions sécuritaires, les femmes enceintes et accouchées, ainsi que leurs nouveau-nés, mais malgré nos demandes répétées depuis le 12/03, ni le ministère ni la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) ne nous permettent de pratiquer et coter l’ensemble des actes nécessaires pour accompagner correctement nos patients en télémédecine.

Il nous a fallu harceler la Direction générale de la Santé pour obtenir l’ouverture de la téléconsultation aux sages-femmes mais l’acte TCG ne permet de réaliser que des consultations obstétricales (et gynécologiques).

Or, les sages-femmes ne font pas que des consultations.

Ni l’entretien prénatal (EPP) devenu obligatoire (article 62 PLFSS 2020), ni les autres séances de Préparation à la Naissance (PNP) ni le Bilan Prénatal (BP), dont le principal but est de fournir des informations de prévention, primordiales et de préparer/informer sur le retour à la maison au cours de cette crise sanitaire ne sont autorisés en télémédecine.

Dans cette situation particulièrement anxiogène, où il est question de ne plus admettre le 2ème  parent en maternité et donc de laisser les femmes accoucher seules, on leur interdirait en plus l’accès à la préparation à l’accouchement?

On ne leur permettrait  pas de préparer le retour à la maison dans les conditions particulières qui nous attendent dans les jours et les semaines à venir?

Tous les actes possibles en téléconsultation précités, doivent être autorisés, en urgence,  pour les sages-femmes.

L’ONSSF, consciente de la nécessité urgente d’enrayer la diffusion du virus, de protéger nos patientes, de protéger nos sages-femmes (qui sont sans masques malgré les annonces du ministère) et de pérenniser l’activité de leur cabinet pendant la crise, appelle les sages-femmes à réaliser ces actes en télémédecine et à facturer ces actes à la CNAMTS, dès lundi 23 mars.

Face à cette crise sanitaire majeure, les sages-femmes sauront prendre leurs responsabilités, dans l’intérêt des couples qu’elles accompagnent partout en France, nous espérons vivement que le ministère et la CNAMTS sauront également prendre les leurs.