Actions syndicales
Mardis de la physiologie. Les sages-femmes passent à l’action.
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Chèr.e.s collègues,

Depuis les conclusions du Ségur en juillet 2020 les sages-femmes sont allées rencontrer leurs élus en région et en département pour les informer sur la triste réalité de la situation d’exercice qu’elles vivent, et font vivre à leur patientes, au quotidien. 

Les élus ont été touchés et actifs suite à ces rencontres, écrivant des courriers à Olivier Véran, déposant de nombreuses questions écrites (167 députés et 43 sénateurs) sur le thème de la difficulté d’exercice des sages-femmes. 

Ce 19 novembre, le gouvernement a répondu à une vingtaine de questions posées par les sénateurs : les réponses ne sont pas à la hauteur des difficultés rapportées. 

Des propositions de loi importantes pour l’autonomie des sages-femmes sont en cours d’examen à l’Assemblée Nationale.

Le 25 novembre, journée de lutte contre les violences faites aux femmes, un communiqué* de presse signé de syndicats de médecins opposés à ces avancées, tenant des propos diffamatoires à l’encontre des sages-femmes, est venu exacerber notre colère. D’autres ont suivi.

Inaceptable!

Nous appelons les sages-femmes, quel que soit leur mode d’exercice, à compter du mardi 1er décembre prochain à se manifester lors de journées d’action baptisées “MARDIS DE LA PHYSIOLOGIE” afin de dénoncer l’invisibilité que notre profession vit au quotidien. 

Dans les établissements de santé, nous appelons les sages-femmes à ne réaliser tous les mardis que les actes pour lesquels elles sont autonomes et responsables.

Pour toute situation pathologique, l’équipe de médecins aura à prendre en charge les patientes : urgences, accouchements prématurés, morts fœtales in utéro, interruptions médicales de grossesse, déclenchements pour pathologie… Ces situations ne relèvent pas de l’autonomie professionnelle des sages-femmes.

En ville, nous appelons les sages-femmes à faire remonter à leur ARS et au Ministère des solidarités et de la santé, la liste des actes qu’elles ont pratiqués ces mardis en indiquant leur amplitude de travail, le nombre de patientes rencontrées, pour quel chiffre d’affaire et quel niveau de charges.

Dans les départements, les sages-femmes territoriales sont appelées à refuser tous les déplacements à domicile et toutes les prises en charges hors de leurs compétences autonomes, à envoyer tous les mardis au conseil départemental un journal de bord de leur journée. 

Des courriers-type et des adresses vont vous être rapidement communiqués.

NOUS COMPTONS SUR VOUS, C’EST MAINTENANT QUE L’AVENIR DES SAGES-FEMMES SE JOUE!

Bien Cordialement
 Camille Dumortier, présidente

* Communiqués de presse

SML Non, les sages-femmes ne sont pas médecin

SNPHAR-E & Co Projet de Loi RIST, la trahison est en marche

SYNGOF &Co Parcours de soins : ne remplaçons pas les médecins traitants par des sages-femmes